UNE HISTOIRE D'HERBE
Le rôle de la
fumée est connu depuis l'Antiquité.
Liée
d'abord aux croyances, elle se transforme progressivement en thérapeutique
(fumée de décoctions), puis en plaisir.
On en trouve des
représentations en Assyrie, à Herculanum et en Amérique centrale.
Le tabac a une grande
importance dans les civilisations précolombiennes.
Chez les Aztèques du Mexique comme chez les Sioux
d'Amérique du Nord, le tabac tenait un rôle rituel sacré, et la fumée était le
lien avec l'invisible, permettant d'accéder au monde des esprits. C'est
Christophe Colomb qui découvre, à la fin du XVe siècle, les Indiens de Cuba
fumant une herbe enrobée d'une feuille séchée, à la manière du cigare, mais
c'est par le biais des Portugais que le tabac de l’ile de Tobago (
Caraibes) conquiert l'Europe . Jean Nicot, ambassadeur de François II à
Lisbonne, l'introduit en France en 1560,
persuadé que ses feuilles auront des vertus curatrices sur la migraine et les
nausées dont souffre la reine mère, Catherine
de Médicis.
Le tabac se répand alors comme une traînée de
poudre à travers le monde, pour être universellement connu dès la fin du XVIe
siècle.
L'extension de la culture et de l'usage du tabac se
fait tout au long du XVIIe siècle, malgré quelques tentatives ponctuelles d'opposition (Jacques Ier en Angleterre)
dont ni l'origine ni le moteur ne sont liés à des préoccupations relatives à la
santé.
En France, Richelieu,
puis Colbert taxent le tabac, ce qui permet de faire rentrer dans les
caisses de l'Etat des recettes régulières non négligeables. Au XVIIIe siècle,
Necker poursuivra la même tâche.
En 1811,
deux ans après l'isolement de la nicotine par Vauquelin, Napoléon instaure le monopole des tabacs, ce qui permet d'encaisser
de nouvelles recettes. L’usage se généralise au cours des années 1840-1860.
Depuis le tabac n'a cessé de se propager, frappant
progressivement des sujets de plus en plus jeunes, car
Pendant plusieurs siècles, le tabac est fumé
uniquement par l'intermédiaire d'une pipe.
Au cours de